Nouvelle

Samedi matin, un peu avant 6 heures, un policier venant travailler a vu qu'un cocktail molotov se trouvait sur le capot d'une voiture de police devant le commissariat de Nieuw-Gent. La bouteille, qui n'a pas explosé, avait été jetée à travers les grillages.

http://www.nieuwsblad.be/article/detail.aspx?articleid=BLGNE_20100904_003

BRUXELLES – Quand la police a tenté d’arrêter un jeune qui était recherché pour aller purger un an de prison, une cinquantaine de riverains de Molenbeek se sont opposés à la police. Durant les échauffourées, un caméra de surveillance a été détruit et une combi de police a été endommagé.

OTENHULLE/POEKE – Des inconnus ont ouvert les cages de 300 furets. Le proprio de la ferme de furets prétend qu’il a pu reprendre quasi tous les furets car il avait fait construire une deuxième enceinte qui n’avait pas été détruite.

ZONHOVEN - Durant la nuit, une villa toute neuve a été incendiée et entièrement détruite. Un jeune avec des brûlures a été arrêté et incriminé pour incendie volontaire.

Suie & Cendres

REKKEM - Sur un parkin près de la frontière avec la France, un camion transportant des nouvelles voitures de la marque SAAB a été incendié. L'entier camion et toutes les voitures ont brûlé; un second camion, transportant de huile, a également été détruit par le feu.

Quelques jours auparavant, un autre transport de nouvelles voitures a brûlé pas loin de là. La police dit avoir trouvé des traces que là-aussi, il s'agirait d'une incendie volontaire.

Note au sujet de la manifestation du 5 mai et de la mort des trois employés de la banque Marfin, à l’attention des grévistes qui continuent à foutre la merde.

Il n’y a pas d’issue de secours

Il est bien sûr inapproprié de rejeter «l’entière responsabilité» de la faute sur M. Vgenopoulos en ce qui concerne la mort navrante des trois employés dans l’incendie de la banque Marfin. Que celui-ci ait forcé ses employés, sous la menace du licenciement, à rester enfermés dans les bureaux des étages supérieurs d’une banque vide et non protégée, sans aucune installation contre le feu ou issue de secours, à l’épicentre de la plus grande manifestation de grève générale des trente dernières années, n’est pourtant pas un autre sacrifice d’une négligence criminelle sur l’autel du profit [Pour le moment, gardons cela en tête : les bénéfices nets de la banque Marfin ont cru cette année de 36,1%, au moment de la «plus dure des crises» alors que tout travailleur devait se résigner face à son travail, et obéir au nom de la nation.], à laquelle sa classe nous a habitués. Cet usage conscient des travailleurs comme bouclier humain pour les banques et les entreprises [Des incidents similaires à celui de la banque Marfin ont éclaté au 23 rue Stadiou, dans un supermarché Bazaar derrière la place Omonoia, où un employé à l’intérieur a pu éteindre le feu avec un extincteur, et à la librairie Ianos, qui était ouverte (car c’est bien connu, l’industrie culturelle se fout totalement des grèves).] est une des réponses de la classe des patrons aux événements de décembre et à la violence partagée de l’insurrection qui s’étend, sort des lois et détruit la circulation des biens, frappant et incendiant véhicules, boutiques, ses corps de police et plus que tout ses quartiers généraux : les banques.

Entretien avec une activiste de l’association Triangle rose et noir (Siyah Pembe üçgen) ,association d’auto-support sur les luttes LGBT sur Izmir Peux-tu m’expliquer le procès que l’état vous a intenté?Il y a un an, a préfecture d’Izmir et du ministère public porte en justice l'association Siyah Pembe Ucgen Izmir (Triangle rose et noir ). Il demande la fermeture de la seule association LGBT à Izmir, sousprétexte que le deuxième article de la charte de l'association seraitcontre la «morale publique» et la «Protection de la famille ". SiyahPembeUçgen, association LGBT,

Les éditions L'Esprit frappeur/Izuba ont le plaisir de vous annoncer la sortie du livre de Jacques Morel,

LA FRANCE AU COEUR DU GÉNOCIDE DES TUTSI,

vendredi 2 avril 2010. Ce livre, préfacé par José Kagabo, maître de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales, fait le point sur l'implication de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 à partir de l'ensemble de la documentation disponible à ce jour. Par la richesse de son information, il s'agit d'un document incontournable pour apprécier le rôle de la France dans un génocide qui n'aurait sans doute pas été exécuté si elle n'était pas intervenue, et n'avait participé à la mise en oeuvre d'une machine à tuer qui a fait plus d'un million de victimes tutsi, sans jamais chercher à l'arrêter.

ISBN 10 2-84405-242-8,
EAN 13 978-2-84405-242-1
Prix public : 60 euros, 50 euros jusqu'au 30 avril.
1500 pages, 90 tableaux, 93 figures ou photos, et index des noms de 1898 personnes.
POUR EN SAVOIR PLUS

* La première de couverture
* La quatrième de couverture avec une brève description de l'ouvrage
* La conclusion qui fait un résumé des apports de l'ouvrage
* Le chapitre concernant l'attentat du 6 avril 1994

PLAN DE L'OUVRAGE

1.

LE TUTSI, ENNEMI DE LA FRANCE : Histoire du Rwanda. La France et la répétition générale du génocide. Des dirigeants français adhèrent à l'idéologie raciale des génocidaires. L'intention d'un génocide est connue des Français. Participation des Français à la préparation du génocide.
2.

L'ÉRADICATION DES TUTSI : Les signes avant-coureurs. L'attentat du 6 avril : pistes pour une enquête jamais faite. L'assassinat des deux gendarmes français. Le coup d'État des 6-8 avril. Reconnaissance du gouvernement intérimaire rwandais (GIR). Amaryllis : Non assistance à personnes en danger. Accueil et évacuation d'extrémistes. Connivence avec les auteurs des massacres. Refus d'arrêter les massacres. Refus de coopérer pour cela avec la MINUAR et les Belges. Le génocide. Un processus génocidaire de plus de 30 ans. Preuves de la planification du génocide. La reconnaissance a posteriori du génocide. La France collabore avec le GIR. Refus de reconnaître le génocide des Tutsi. La France demande un cessez-le-feu. La France soutient le GIR sur la scène internationale. La France livre des armes. La France participe aux opérations militaires du génocide.
3.

AU SECOURS DES ASSASSINS : Turquoise : soutien militaire aux assassins en déroute. Création de la zone « humanitaire ». Paris ne rompt pas avec le GIR. Pas de désarmement des criminels. Pas d'arrestations. Refus d'arrêter les membres du GIR. Collaboration avec les organisateurs du génocide. Bisesero : les Français complices du génocide. Non assistance à personnes en danger. Les Français ne s'opposent pas à l'exode au Zaïre. Ils ne neutralisent pas les radios de la haine. Ils ne font pas d'enquête sur les massacres.

CONCLUSION : La France est un des commanditaires du génocide. Les noces de la guerre révolutionnaire et de l'Église catholique. L'État français, État criminel

ANNEXES : Organigramme de l'exécutif français, Chronologie (80 pages), Bibliographie, Index, etc.
OÙ VOUS LE PROCURER ?

Le livre est en vente à la librairie :

Lady Long Solo, 38, rue Keller, 75011 Paris.

Tél. : 09 52 73 81 53

sur son site web http://ladylongsolo.com/

ou en le demandant à votre libraire.
L'AUTEUR

Ingénieur au CNRS, Jacques Morel s'est intéressé au Rwanda depuis qu'il a compris, au début de l'opération Turquoise, en juin 1994, que son pays soutenait les tueurs. Il a été entendu le 12 juillet 2007 par la commision rwandaise sur l'implication de la France dans le génocide (Mucyo), à Kigali. Il a publié le Calendrier des crimes de la France Outre-mer, à l'Esprit frappeur, en 2001.
L'ÉDITEUR

L'éditeur, Michel Sitbon, n'a jamais varié depuis seize ans dans sa recherche de la vérité sur l'implication de la France dans ce génocide, en publiant, dès 1995, la revue "Maintenant", puis nombre d'ouvrages comme "Rwanda, un génocide français", de Mehdi Ba (1997), "Rwanda : le génocide", de Gérard Prunier (1997), "Un génocide sur la conscience", écrit par lui-même, suite à la Mission d'information parlementaire en 1998, "Le Monde, un contre-pouvoir ?", de Jean-Paul Gouteux (1998), "Le piège ethnique", de Benjamin Sehene (1999), "France-Rwanda : Les coulisses du génocide", de Vénuste Kayimahe (2002), "La nuit rwandaise. L'implication française dans le dernier génocide du siècle", de Jean-Paul Gouteux (2002). En 2009, il aura republié "Un génocide, secret d'État", le premier livre de Jean-Paul Gouteux, paru en 1998 aux éditions Sociales. Et depuis 2007, il dirige la revue annuelle "La Nuit rwandaise".
DOCUMENTS ET SITES WEBS ASSOCIÉS

Le livre contient de nombreuses citations. L'accès aux documents inédits jusqu'ici sera rendu possible ultérieurement par un CD-Rom accompagnant la deuxième édition de l'ouvrage et par les sites web :

* http://www.izuba.info/francegenocide
* http://www.francerwandagenocide.org

L'ASSOCIATION FRANCE RWANDA GÉNOCIDE, ENQUÊTE, JUSTICE ET RÉPARATIONS (FRG-EJR)

Cette association, récemment créée, coordonne les travaux de divers enquêteurs dont l'un établirait que des militaires blancs ont participé au grand massacre des Tutsi à Bisesero le 13 mai 1994 :

http://www.francerwandagenocide.org/spip.php?article410

FRG-EJR a organisé les 13 et 14 février 2010, à Genève, le colloque HOMMAGE À LA RÉSISTANCE AU GÉNOCIDE DES TUTSI DU RWANDA, ENQUÊTE, JUSTICE ET RÉPARATIONS POUR LES BASESERO, en collaboration avec CORS « Communauté Rwandaise de Suisse », Isi « Initiatives Solidaires Internationales », Ibuka Suisse, Les amis de Bisesero, Intore za Dieulefit et ES-MA (Échanges et Savoir Mémoire Active).
ASSOCIATIONS ET SITES WEB RECOMMANDÉS PAR L'AUTEUR

*

Né du film « Rwanda : un cri d'un silence inouï » d'Anne Laîné, APPUI RWANDA constitue un pôle d'aides aux Rwandais en grande difficulté et maintient active la mémoire du génocide des Tutsi de 1994. L'association apporte une aide aux rescapés sur le plan de la santé, de la scolarité et des études des jeunes.
http://appuirwanda.free.fr/
*

RWANDA MAIN DANS LA MAIN, créée par Cécile Grenier, suite à son enquête au Rwanda, vient en aide aux rescapés du génocide. Elle a soutenu les projets « Collecte d'eau de pluie pour les veuves de Matimba » et « Jeunes Rescapés à l'Université ».
http://www.rwandamaindanslamain.fr/
*

INTORE ZA DIEULEFIT : Pendant la 2ème guerre mondiale, des habitants de Dieulefit cachaient des Juifs, maintenant ils se préoccupent des victimes du génocide des Tutsi. Créée par l'épouse et les amis de Jean Carbonare, cette association collecte des fonds pour acheter des vaches afin d'aider les survivants tutsi de Bisesero, réparer leurs écoles, etc. Adresse : Intore za Dieulefit, Quartier Flachères, 26220 Dieulefit.
*

GAERG, Groupe des Anciens Etudiants Rescapés du Génocide. Ayant perdu toute leur famille ces rescapés ont reconstitué des familles artificielles, jouant le rôle de père ou de mère vis-à-vis d'autres. Même leurs études terminées, ils restent actifs pour aider les autres survivants à supporter les séquelles du génocide.
http://www.gaerg.org/
*

IBUKA (Souviens-toi) : L'association Ibuka regroupe toutes les associations de survivants du génocide. Elle défend leurs intérêts auprès du gouvernement rwandais et organise l'aide aux rescapés du génocide.
http://www.ibuka.rw/
*

AVEGA : L'association des veuves du génocide Agahozo (AVEGA) a été formée pour venir au secours de milliers de veuves et d'orphelins du génocide en vue d'alléger leurs souffrances et les aider à s'adapter à leur situation.
http://www.avega.org.rw/
*

CNLG : Commission Nationale de Lutte contre le Génocide.
http://www.cnlg.gov.rw
*

Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) : Cette association fédère les plaintes contre des auteurs présumés du génocide résidant en France.
http://www.collectifpartiescivilesrwanda.fr/
*

La Nuit Rwandaise, revue annuelle,
http://lanuitrwandaise.net/.
Voir aussi le site à la mémoire de Jean-Paul Gouteux :
http://nuit.rwandaise.free.fr/.
*

Rwanda, un génocide made in France : Le collectif « Genocide made in France » est composé de citoyennes et citoyens non violents qui veulent mettre fin à l'impunité dont jouissent encore aujourd'hui les co-auteurs français du génocide des Tutsi du Rwanda. Il pratique des actions médiatiques et drôlatiques afin de rappeler aux Français les cadavres qu'ils ont laissés au Rwanda.
http://www.genocidemadeinfrance.com/
*

La Commission d'Enquête Citoyenne pour la vérité sur l'implication française dans le génocide des Tutsi (CEC).
http://cec.rwanda.free.fr/

Éléments pour penser la culture


De ce texte doit être tiré une critique radicale des idéologies différencialistes. Ethnie, nation, identité: tous ces termes ont en commun d'avoir fait un retour en force dans la vocabulaire politique de ces dernières années. Ils ont réactivé un questionnement à la fois sociologique, politique et philosophique: celui de la nature culturelle des frontières qui séparent les communautés humaines. Ces mots sont animés par un souci particulier: celui de démonter les illusions communes qui s'attachent à l'usage de ces termes, et notamment celle qui consiste à croire qu'ils pourraient servir à désigner des objets stables et facilement reconnus.

L'idée commune selon laquelle l'humanité est « naturellement » divisée en collectivités distinctes – sociétés, tribus, communautés linguistiques – lesquelles se subdivisent à leur tour en éléments fixes, les « traits culturels » a contribué à une vision discontinue des cultures et des sociétés dans le but de satisfaire les exigences de contrôle et de domination  des pays colonisateurs. L'anthropologie est loin d'être innocente dans ce processus de classification. Prenons l'exemple des pays du Maghreb. Que l'on pense à l'obstination avec laquelle l'administration coloniale française et l'ethnographie qui s'en est inspirée ont construit le mythe d'une culture berbère originelle radicalement différente de la culture arabo-musulmane: opposer les vertus berbères aux vices arabes servait à décourager l'unité anticolonialiste.

Dans ces domaines, un peu d'histoire éclaire beaucoup: si la notion de « culture » a rencontré le succès scientifique et médiatique qu'on lui connait aujourd'hui, c'est d'abord parce qu'elle a permis, au début du Xxè siècle, de faire pièce à l'ancienne théorie raciale des anthropologues, qui vouait les peuples colonisés à la domination illimitée. La notion de culture marquait donc une avancée. Mais son usage contemporain est ambigu: s'il lui arrive d'intervenir pour la défense des minorités opprimées, elle sert aussi à perpétuer un différencialisme qui n'est pas loin de l'idée de race, et peut supporter tous les nationalismes, xénophobies et ethnocentrismes.

Diviser l'humanité en îlots culturellement séparés, autosuffisants et sans communication entre eux tend au relativisme radical que le discours néoraciste tente aujourd'hui de s'approprier. Cette division est en elle-même arbitraire. Les frontières entre les prétendues différences sont surtout séparées par des frontières hautement labiles et instables, de sorte que ce sont essentiellement les superpositions, contaminations et les syncrétismes qui prévalent. Chacune et chacun peut aujourd'hui percevoir aisément le phénomène de l'interaction permanente entre les cultures.

Il faut donc dépasser l'embarras du concept de culture et renoncer à tout usage essentialiste de la notion: les cultures sont avant tout des représentations construites par l'histoire, peu durables et activées au fil des circonstances. Dans le contexte actuel l'appel aux cultures et aux rhétoriques de  l'authenticité sont avant l'expression de stratégies identitaires de défenses.

Les cultures sont en premier lieu des objets intellectuels, les produits d'une invention et d'une représentation, celles du groupe qui parle de lui-même, du sens commun qui parle de « nous » et des « autres ».

Il peut paraître parfaitement évident d'identifier une « culture africaine » ou une « culture orientale » et éventuellement de les opposer à une « culture européenne ». mais cela n'a dans la réalité pas grand sens. Tout dépend, en définitive, du point de vue de l'observateur, des critères et de la nature de l'échelle de valeurs choisis. Comparé la culture d'un village grec avec celle d'un village écossais et l'évidence d'une unité culturelle de l'Europe tombe. De la même manière, si nous adoptons le point de vue d'un sujet quelconque la culture à laquelle il se référera pour sa propre  identification sera variable. Elle dépendra du contexte historique, relationnel et communicatif. Un homme né dans un village du sud de la France s'identifiera, selon la situation à la culture locale, le marseillais par exemple s'oppose au parisien, alors qu'il sera considéré comme français en Italie. Il est même possible que se trouvant au Gabon, il se référera à la « culture européenne. »
En somme, l'auto-identification (individuelle ou collective) à une certaine culture est toujours contextuelle, multiple et relative. Elle est liée à un moment historique déterminé, à des circonstances précises, et à une durée limitée. En outre, telle ou telle identification culturelle n'épuise pas toutes les possibilités d'identification dont dispose l'individu ou le groupe. Preuve en est que les passages, voire les sauts, d'un « registre identitaire à l'autre » sont très fréquents. Les individus et les groupes s'identifient davantage en fonction des cultures avec lesquelles ils sont en relation, voire en opposition, qu'en fonction du caractère positif de leur propre culture de départ.

Identifier des cultures ne nous autorise pas à les réifier ni à les considérer comme des choses ou des réalités empiriques, fixes et immuables. Identifier des cultures n'est pas la conséquence d'une donnée empirique.

Un autre élément décisif est constitué par le rapport que les individus entretiennent avec leur culture de référence. Il faudrait d'abord souligner que si la culture détermine l'homme, ce dernier, à son tour détermine la culture par ses adaptations, ses innovations et ses inventions. C'est pour cela qu'elle est une élaboration collective en transformation perpétuelle et sujette en permanence à des modifications, des réelaborations, des réinterprétations individuelles. Chaque membre possédant sa propre version, continuellement remaniée, de la culture du groupe d'origine. C'est ce que dit Pierre Bourdieu lorsqu'il écrit que la culture n'est pas simplement un ensemble de règles servant de norme au comportement social, mais aussi et surtout cette propension, propre à l'homme, à recréer et à redéfinir continuellement  les règles au vu de la situation historique et sociale du moment. La culture est une force qui peut être agie. Elle est un réseau de significations partagées, mais constamment négociées, par les acteurs sociaux.

Tout cela signifie qu'il est tout à fait arbitraire de réduire les individus à leur seule culture « d'origine », et qu'il est non pertinent de considérer ces même individus comme l'incarnation de l'essence culturelle attribuée au groupe auquel ils appartiennent ou auquel on les identifie (cette tendances apparaît surtout dans les discours néoracistes, notamment ceux du gouvernement actuel. Ce sont les discours qui utilisent les termes de culture ou bien d'ethnie pour ne pas utiliser celui de race). En considérant telle ou telle culture comme une entité originelle, a-historique, immuable, comme un patrimoine ancestral doué d'une essence, on en vient à prôner un déterminisme qui seulement en apparence n'est plus biologique. En réalité, la culture devient presque une seconde nature, douée de la même capacité de détermination des individus et des groupes sociaux que le racisme biologique confère à la race.

Considérer la culture d'un groupe comme l'organisation des individualités et des différences qui le constituent: voilà la suggestion que nous vous faisons. Sans nier l'importance de l'ensemble de connaissances, de croyances et de valeurs partagées par telle ou telle collectivité, il faudrait dans cette optique, envisager la culture non plus comme une totalité homogène, mais en premier lieu comme l'organisation des différences internes et de l'hétérogéneité (économique, sociale, de génération, de sexe, etc.) entre les individus et les groupes qui constituent une société. Une organisation qui rend compte d'un réel plurivoque, inépuisablement ouvert et créatif.

La notion de culture est un vieux concept usé, une interprétation du monde parmi une foule de lectures possibles. Il n'y a pas de culture en soi. Ce qui advient, c'est un groupe de phénomènes sélectionnés et rassemblés par un être qui interprète. Ce que l'on identifie comme la réalité d'une culture dépend largement de la perspective choisie, il n'y a pas de culture en soi, pas de sens unique et fondamental d'une culture. Comme le choix de la perspective dépend des valeurs privilégiées par le sujet qui interprète, toute perspective – toute lecture de ce qui est – est axiologique, orientée par des valeurs. Aucune perspective n'est purement neutre, objective, indépendante de la valorisation subjective. Il est donc vain d'essayer de donner l'essence d'une culture, même française. Le xénophobe et le raciste ne peut plus, pour se donner bonne conscience, se cacher derrière le discours de la défense de la culture française, puisque celle-ci n'existe que dans sa tête. Il n'existe que sa vision de ce que doit être son environnement et cette vision est construite par des valeurs. Des valeurs qui sont raciste et xénophobe, avec lesquelles il remplis des concepts vide tels que « culture française » et « identité nationale ».

Auteur : anonyme

12 000 travailleurs de l’entreprise turque privatisée de production et de distribution de tabac et d’alcool (TEKEL) ont perdu leur emploi et, alors que le conflit entre dans son troisième mois, il n’y a toujours pas de solution en vue. La Confédération européenne des syndicats (CES) demande à nouveau au gouvernement turc d’entamer immédiatement des négociations en vue de transférer ces travailleurs vers d’autres entreprises publiques tout en maintenant l’ensemble de leurs avantages conformément à la loi.

10 février

Le coup médiatique anti-immigration des fascistes contrecarré par une contre manif anarchiste à Athènes.

La manifestation fasciste anti-immigration appellée samedi 6 février à Propylea à Athènes a été dispersée par une massive contre-manifestations d’anarchistes